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Home Ball

Home Ball, un terrain de jeu de ballon pour tous

Écrit par : Leslie Mucret

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Il y a 8 ans, Dominique Desbouillons a créé le Home Ball, un équipement qui prend la forme d’une cage en filets où les joueurs peuvent pratiquer le Home Ball Hand et le Home Ball Foot. Le gérant de la SARL HOME BALL a lancé ces disciplines émergeantes accessibles à tous, qui se répandent en France. Rencontre.

Comment peut-on jouer au Home Ball ?

Le Home Ball est un équipement qui permet de pratiquer deux sports de ballon émergeants, le Home Ball Foot et le Home Ball Hand. Dans une cage en filets, les joueurs marquent des points en mettant le ballon, à la main ou au pied, dans l’une des cibles jaunes (voir les règles complètes dans l’encadré). L’équipement est disponible en plusieurs tailles, 4,50 x 4,50m, 6,50 x 6,50m et 8,50 x 8,50m. Dans la plus petite structure, on joue à un contre un au pied et à deux contre deux à la main. L’équipement le plus répandu est le 6,50 x 6,50m, qui permet une pratique à deux contre deux au pied et trois contre trois à la main. Dans la cage de 8,50 x 8,50m, une équipe de Home Ball Hand peut se composer de quatre joueurs.


À quel public ces sports émergeants s’adressent-ils ?

La cible est large, pouvant aller des jeunes aux seniors. Cet équipement clos sur un terrain restreint est très accessible, car il permet à tout le monde de s’exprimer, même les moins sportifs. Il n’y a pas de mise en situation d’échec, contrairement aux sports classiques dans lesquels, si on envoie le ballon trop loin, cela se voit. Au Home Ball, il n’y a pas de perte de balle. Cette situation encourage les acteurs sur le terrain. De plus, être dans un espace restreint permet de plus toucher les ballons, de collaborer avec tout le monde. C’est un paradis pour les joueurs de ballon et ce, en toute sécurité. Toutes les sensibilités aux sports de ballon sont conquises.



« Tout le temps en action »


Le Home Ball peut donc entrer dans le cadre du sport santé ?

Les personnes non sportives peuvent jouer au Home Ball. Sur un petit terrain et dans une équipe avec peu de membres, même l’acteur le moins fort va toucher des ballons. Les « homeballeurs » font de petits déplacements, de petits mouvements, mais ils sont tout le temps en action, le ballon ne sort jamais, il n’y a pas de temps morts. Le temps de jeu, de 5 minutes, est volontairement court pour permettre à tous de tenir la distance. De plus, les contacts sont interdits. Dans les hôtelleries de plein air, on remarque des enfants qui jouent avec leurs parents et leurs grands-parents. Le Home Ball permet à tous de jouer, en favorisant la mixité et les liens intergénérationnels.


La sécurité est-elle un autre aspect que vous mettez en avant ?

L’outil en lui-même est sécurisant. Le joueur reste tout le temps dans le terrain de jeu et, s’il tombe contre les filets, il n’aura pas mal. De plus, le Home Ball ne gêne pas les autres activités qui se déroulent autour, car il n’y a pas de projections de ballons. C’est un atout pour un club multisports qui cherche à satisfaire toutes les sensibilités de son public.


Avec le sport adapté


Les joueurs de football et de handball trouvent-ils un intérêt dans ces versions que vous proposez ?

La discipline est très utile pour le perfectionnement des compétences dans les sports classiques, car il faut être vif, bien faire circuler le ballon. Au Home Ball Foot, les pratiquants peuvent travailler l’instinct de frappe, la maîtrise du ballon dans un petit périmètre, la précision. Au Home Ball, on touche un maximum de ballons pour un maximum de plaisir. Les parties courtes permettent de jouer de nombreux matchs, de rencontrer des équipes différentes. En compétition, avec des personnes sportives, le Home Ball Foot et le Home Ball Hand sont intenses et offrent des matchs à rebondissements.


Le Home Ball est-il une discipline qui peut convenir au sport adapté et au handisport ?

Notre but est de faire du Home Ball un dispositif multisports. Nous collaborons avec des comités départementaux de sport adapté depuis 2014 et avons organisé de plus en plus de tournois associés. Nous venons de mettre en place un partenariat national avec la Fédération française du sport adapté. Les règles simples, le code couleur facilement reconnaissable et le côté ludique sont des aspects qui conviennent au sport adapté. En parallèle, nous espérons mettre des actions en place avec le handisport. Nous pouvons développer la pratique de Home Ball Hand en fauteuil sur les terrains de 6m50 à deux contre deux en adaptant les règles. Nous avons des échanges avec des clubs, notamment de handi-basket, qui nous disent qu’ils ne sont pas assez nombreux pour faire des matchs. Le Home Ball demande peu de membres dans une équipe et offre donc une possibilité de débuter dans le handisport, d’oublier le côté compétition et d’aller plus vers l’amusement. Cela peut être un facteur vers le chemin de la reconstruction.



250 collectivités conquises


Comment le Home Ball est-il déployé en France ?

Près de 700 entités, 250 collectivités, dont Paris, Cholet, Dunkerque ou Angers par exemple, et des acteurs privés, comme des campings et des bases de loisirs, ont acquis un terrain de Home Ball. L’équipement peut être installé facilement, à l’intérieur comme à l’extérieur, dans des quartiers urbains comme dans des parcs ou sur la plage. Ce terrain multisports transportable intéresse les petites communes qui manquent d’équipements, mais aussi de plus grosses qui les utilisent pour des animations estivales, sur des bases de loisirs ou lors des cycles dans les écoles. C’est un outil polyvalent d’animations sportives pour tout type de public. Nous travaillons avec les SUAPS (Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives, NDLR) afin de proposer une pratique près des amphithéâtres. Par exemple, le campus d’Évry s’est entièrement équipé. Dans les écoles, des instituteurs trouvent le Home Ball pertinent, car les petites dimensions de la cage permettent d’analyser la collaboration entre les enfants et de donner plus facilement des consignes.


Les règles, le samedi 19 octobre, en partenariat avec l’UFOLEP.